La création de petites entreprises permettrait une relance économique de certains villages, de certaines villes, et offrirait ainsi aux jeunes la possibilité de ne plus partir en exode à la recherche d’un paradis européen imaginaire. Mais avant, il faudra créer un environnement propice à l’esprit d’entreprise.
Problèmes Rencontrés
En effet le problème de l’entreprenariat en Afrique, est un problème que nous devons traiter à la base. Comme dit un proverbe africain, "La construction d’une maison, commence par la fondation"; développons donc l’entrepreneuriat à la base. Et ce ci pourra se faire en s’attaquant aux facteurs qui freinent le développement de l’entreprenariat en Afrique. En voici quelques uns :
- Faible culture entrepreneuriale en Afrique : Les jeunes africains sont confrontés à un environnement socioéconomique qui ne favorise pas l’esprit d’entreprenariat. Il faut éduquer la population sur les biens fondés de l’entreprenariat qui en principe est la clé du développement de l’Afrique. Le manque de soutien du jeune entrepreneur est également un problème à résoudre.
- La difficulté d’accéder aux services financiers adéquats : les possibilités de financement des entreprises sont très minces. Il est difficile de trouver une d’institution financière appropriée pour un financement adéquat et à long terme. Le problème du financement ne se pose pas avec la même acuité pour le genre ou pour les régions du continent ; les entrepreneurs ont besoin de financement du fonds de roulement, financement d’avances sur marchés, financement des équipements (investissements). Plusieurs entrepreneurs ici sont obligés de recourir au système tontinier tel qu'on le découvre en Afrique; c’est une épargne qu'on pourrait qualifier d'informelle et qui est très souvent utilisée et investie directement dans la petite entreprise familiale ou artisanale et qui se substitue au crédit bancaire pour financer l'informel. D’où les systèmes financiers doivent être ajustés afin de pouvoir répondre à ces manquements. En gros il faut multiplier les institutions de capital –risque, décupler les fonds de garantie, améliorer le marché financier et diversifier les financements.
- La lourdeur administrative, procédures et justice : La procédure de création d’entreprise est complexe et distribuée entre plusieurs organismes. Avec le fléau de corruption dans certains pays africains, il faut « mettre la main dans la poche » si on veut que la procédure soit accélérée. En général il faut attendre assez longtemps et y mettre le prix, afin de pouvoir enfin ouvrir son entreprise. A ce niveau les politiques doivent permettre la centralisation de la procédure administrative, la diminution des étapes juridiques afin de réduire le temps de création d’entreprise.
- Insuffisance de main d’œuvre qualifiée pour la gestion de l’entreprise : Les écoles de commerce et de management se multiplient en Afrique mais il y en a pas beaucoup qui forment des jeunes capables de prendre la relève des managers dans les grandes entreprises et de s’affirmer en tant qu’entrepreneur. Nous devons donc reformer notre système éducatif afin d’avoir même dans des filières scientifiques, des cours en gestion d’entreprise, marketing, vente et économie. Car la plupart de nos diplômés ont un savoir faire technique, mais ces compétences ne valent rien lorsqu’elles sont mal gérées.
- SITRAFER : réhabilitation du chemin de fer malgache.
- 3T : spécialisée dans le transit, a levé des financements de la SFI en leasing.
- Groupe TUNDE : d’abord imprimerie artisanale, devenu une structure impliquée dans l’imprimerie industrielle, le transport et l’agro alimentaire grâce à Cauris Investissement.
- ECOBANK : déploiement à l’Ouest et au Centre, projet d’ouverture d’une filiale spécialisée dans l’investissement (SFI).
- People Input : NTIC, Afrique de l’Ouest et centrale.
- Les Moulins du Burkina : minoteries privatisées, structure viable grâce au soutien de la BIDC.
- TRADEX : importe les produits pétroliers, assure la distribution des produits pétroliers, fait du «soutage» maritime.
- Niger Lait : fabrication industrielle des dérivés du lait grâce à la BOAD et à Cauris Investissement.
Penser l’entrepreneuriat africain revient également à résoudre une fois pour toute, les problèmes de financements et de lourdeur des procédures, à la mise en valeur des initiatives locales telles les coopératives dans nos campagnes, les groupements villageois.


















